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Gérer l’instabilité dans l’action

22 janvier 2024

Chers participants,

D’abord, je vous souhaite une excellente année 2024.

Pour beaucoup d’entre vous, 2023 aura été une année de changement et de repositionnement face à un avenir plutôt instable à bien des égards, de l’économie à la géopolitique et au climat.

Comme bien d’autres secteurs d’activités, l’immobilier a été fortement influencé par plusieurs contraintes et les impacts causés par ce contexte d’incertitude. L’année 2024 ne sera pas si différente. Il faudra continuer à anticiper pour faire les bons choix et gérer l’instabilité dans l’action.

Du côté de l’énergie en immobilier, l’instabilité est aussi présente. Il nous faut considérer les GNR, les tarifs d’électricité qui ont augmenté de 6,5 %, les échéanciers et la pression pour la décarbonation versus les investissements requis, la capacité d’électrification des bâtiments par Hydro-Québec et les nouvelles règlementations provinciales qui viendront s’ajouter à la complexité de gestion des immeubles sans vraiment supporter l’industrie vers des solutions concrètes.

Nous devons rester terre à terre et orientés vers l’action. En opposition à l’instabilité, il faut se concentrer sur ce qui est stable et, au minimum, s’y référer dans notre gestion de l’énergie. Plusieurs projets d’efficacité énergétiques ont encore des PRI et des VANs qui justifient l’action. Les tarifs de l’énergie ne prendront pas une tendance à la baisse. L’efficacité énergétique de nos bâtiments est encore une variable de leur attractivité. En période difficile, les frais d’exploitation se doivent d’être compétitifs. Les audits énergétiques et l’évaluation (assessment) des solutions de réduction des GES sont des outils essentiels pour flairer les opportunités d’amélioration et de rentabilité dans les périodes d’instabilité et gagnent à être prévus dans les dossiers de modernisation capitalisée (CAPEX), dans la planification des objectifs de décarbonation et dans les politiques ESG d’entreprise.

N’oubliez pas que le DÉI est un outil de premier plan pour établir votre positionnement avec vos pairs. En plus de reconnaître les leaders qui justement anticipent les variables et choisissent l’action, il contribue aussi à établir le positionnement de l’ensemble de vos bâtiments. Il vous aide à assurer une saine gestion énergétique, à établir vos plans d’action et à identifier les opportunités dans un monde très compétitif.

Maintenant que 2023 est terminé, faites vos bilans énergétiques, définissez vos objectifs 2024 et mettez- vous en action. Le temps est la variable la plus stable. Il ne s’arrêtera pas.

Le DÉI débutera la compilation des données 2023 dans les prochains mois. Je vous rappelle que vous avez jusqu’au 31 mai 2024 pour partager vos données énergie et participer à l’an 2 du DÉI 2.0.

À ce sujet, nous constatons que peu de bâtiments utilisent à ce jour le transfert automatisé des données offert par Hydro-Québec et Énergir. Pourtant, il s’agit d’un outil à votre disposition qui demande certainement un effort à mettre en place, mais qui vous épargnera tellement de temps par la suite en vous évitant la tâche de le faire manuellement. Le DÉI a milité dès 2019 pour arriver à cette évolution. Servez-vous-en, les gains seront appréciables surtout avec l’arrivée prochaine de la règlementation provinciale de divulgation obligatoire.

À très bientôt pour la suite.

Mario Poirier
Directeur du programme

 

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